Il faut toujours se méfier des affirmations catégoriques des professionnels de la santé qui affirment que le SII est un mal sans cause. Il leur manque très certainement l'humilité de reconnaitre les limites de la médecine. Il est beaucoup plus juste et plus vrai d'affirmer qu'il n'existe pas, pour l'instant, de cause reconnue, mais que de nombreux scientifiques s'affairent à en trouver et que plusieurs avenues sont très prometteuses, ceci est la très exacte vérité. Au moins une équipe de chercheurs affirme déjà avoir trouvé au moins une cause organique. Mais cette découverte devra encore passer quelques années au purgatoire avant de faire partie du discours médical officiel. Il semble que la gent médicale soit très conservatrice et toujours significativement à l'arrière-garde de la recherche scientifique. C'est ainsi...
Du fait de cette absence de cause organique reconnue pour le SII, il est impossible pour l'industrie pharmaceutique de mettre au point un traitement pour guérir le SII (de toute façon, il est plus rentable pour l'industrie pharmaceutique de vendre à vie des médicaments qui soulagent mais ne guérissent pas, plutôt que de mettre au point un médicament qui guérirait le SII et priverait ainsi cette industrie sans états d'âmes de milliards de dollars annuels en revenus). Ce qui implique trois choses :
1) Le traitement proposé par les médecins ne fait que soulager temporairement certains des symptômes de l'affection (diarrhée, constipation, spasme de l'intestin, dépression), il ne guérit jamais le problème et celui-ci peut empirer avec le temps, en dépit du fait que le mal ne conduit jamais à des maladies, dites graves, telles que le cancer ou une maladie inflammatoire de l'intestin par exemple.
2) Seulement 12 à 25% des souffrants du SII trouvent que leur état s'est amélioré avec la pharmacopée traditionnelle.
3) La majeure partie des souffrants sont insatisfaits du traitement pharmacologique de leur affection, nombreux sont ceux qui sont découragés devant ce manque de ressources pour soulager leur mal.
Il existe cependant une alternative à la médecine allopathique, qui, si elle est souvent très efficace dans le cas de maladies aigües ou d'accidents, reste très souvent démunie devant des maux chroniques et tout particulièrement lorsque ceux-ci n'ont pas de causes organiques connues. Il faut d'ailleurs souligner la propension des médecins à avancer la cause psychosociale (une névrose par exemple) pour expliquer le mal, ce qui les dégage de la responsabilité de soigner leurs malades efficacement et leur permet aussi de faire reposer sur les épaules mêmes des malades la responsabilité de leur état. Il faut dire que selon plusieurs études scientifiques, les médecins trouvent très ingrat d'avoir à s'occuper de malades souffrants du SII, d'une part parce que le mal n'a pas de cause organique (donc pas de traitement efficace) et d'autre part parce que les souffrants sont souvent indociles et revendicateurs devant l'impuissance inavouée mais perceptible de la médecine.
Il existe donc une alternative à cette médecine allopathique si impuissante. Il s'agit du régime d'exclusion sans gluten et sans produits laitiers. Il faut savoir cependant que l'immense majorité des médecins ne pense pas qu'un tel régime soit d'une quelconque utilité. Malgré tout, plusieurs études (et de plus en plus) tendent à montrer que l'exclusion de ces deux allergènes procure un très grand soulagement aux personnes souffrantes. Certaines entrent même en rémission totale ou quasi totale, à condition de maintenir l'exclusion à vie. Dans une étude de 2012, des chercheurs ont trouvé que non seulement le régime d'exclusion (de 12 semaines) parvient à soulager efficacement jusqu'à 75% des symptômes des participants, mais que, de plus, ce régime améliorait leur qualité de vie ainsi que leur anxiété.
De nombreux médecins et diététistes récusent un tel régime en avançant souvent le spectre des carences alimentaires. Mais, si ce régime est tellement carencé, la question est : comment font les cœliaques pour être en bonne santé? C'est vrai que les cœliaques n'excluent généralement pas les produits laitiers. Mais dans de nombreuses cultures orientales le blé et les produits laitiers n'étaient jamais consommés et ces peuples ont toujours été florissants. Il y a donc moyen de faire sans et d'être en bonne santé.
C'est vrai qu'il est de plus en plus reconnu que la diète sans gluten est une diète pauvre en vitamine D et du complexe B, en calcium et en fibres. Mais une fois que l'on sait cela, il suffit à quiconque a une tête sur les épaules de prendre les suppléments alimentaires nécessaires. De plus, une visite annuelle chez un médecin compatissant et compréhensif suffira pour faire effectuer les analyses dont les résultats permettront d'ajuster la prise de fibres, vitamines ou minéraux. Ce n'est franchement pas très difficile en comparaison du bénéfice: on peut être guéri!!! (ou du moins en rémission).
Par contre, ce qui est difficile c'est de prendre soi-même, en dehors des sentiers battus et contre les avis médicaux, la décision de se priver de ce qui fait la base de notre alimentation occidentale, soit le pain et le lait, ou, plus précisément de nombreuses céréales et la totalité des produits laitiers. Comment se résoudre à vivre sans ces aliments que nous aimons plus que tout?
La question est simple : veut-on se sentir bien dans son corps et cesser d'appréhender chaque repas, chaque sortie où l'on ne sait pas où seront les toilettes? Veut-on cesser de penser au mal qui déchire notre estomac et à nos intestins toute la journée? Veut-on cesser d'avoir des gaz aussi malodorants que bruyants ainsi que des borborygmes si indiscrets? Veut-on cesser d'avoir MAL? Veut-on retrouver notre vie d'avant? notre vie normale?
Le problème est simple on a le choix:
1) On se soumet au diktat des médecins et de la médecine traditionnelle qui nous offre un beau petit rien tout nu assez mal emballé, et l'on reste malade. On peut pleurer sur notre sort longtemps.
2) On se prend en main, et on se guérit soi-même envers et contre tous. Le résultat devrait être spectaculaire chez la majeure partie des souffrants qui font le régime correctement et qui persistent puisque les bienfaits pourraient prendre jusqu'à deux ans avant de se faire sentir, bien que chez la majeure partie des gens une amélioration très significative (75%) devrait se faire dans les trois mois (parfois moins).